Dans ce troisième épisode de Dites‑moi tout, le regard change.
Après avoir questionné les clichés, une autre interrogation émerge. Et si les salariés expérimentés représentaient un véritable levier de compétitivité pour les entreprises ? lLe plateau s’intéresse à ce qu’ils apportent au quotidien. Création de valeur, engagement, stabilité ou transmission : les plus de 50 ans jouent un rôle clé dans la performance des organisations.
Pour en débattre, trois profils se croisent. Hugues Payret, chercheur d’emploi au parcours multi-compétences. Claudine De Sousa, vice-présidente de la CCI Loir‑et‑Cher et cheffe d’entreprise. Et Clément Aubourg, directeur de Keolis Blois.
Pourquoi les seniors peuvent devenir un atout de compétitivité
Chez Keolis Blois, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Plus d’un tiers des effectifs ont plus de 55 ans. Pour Clément Aubourg, cette situation ne relève pas du hasard. L’expérience apporte de la rigueur. Elle favorise aussi le calme face aux situations complexes. Enfin, elle renforce la relation avec les usagers et la connaissance du terrain. Dans un métier soumis au stress et aux contraintes horaires, ces qualités font la différence.
De son côté, Claudine De Sousa défend une approche complémentaire. Selon elle, la compétitivité ne dépend pas de l’âge. Elle repose avant tout sur l’équilibre entre générations. Les salariés expérimentés structurent les équipes. Ils transmettent les codes de l’entreprise. Ils contribuent aussi à poser un cadre. Dans un contexte d’allongement de la vie professionnelle, ils restent une valeur sûre, à condition d’être accompagnés et formés.
Enfin, Hugues Payret apporte le point de vue du candidat. Grâce à son parcours transversal, il décrit le senior comme un véritable « bouquet de compétences ». La compétitivité se joue alors sur la valeur apportée, et non sur l’ancienneté. Toutefois, encore faut-il savoir se présenter, expliquer son parcours et assumer cette richesse sans crainte.
Sur le plateau, un constat s’impose. Les salariés expérimentés ne constituent ni un coût ni un risque par principe. Lorsqu’ils s’inscrivent dans une logique de mixité, de transmission et de formation, ils deviennent un facteur de stabilité, de performance et de création de valeur pour l’entreprise.










