L’innovation dans l’apprentissage est au cœur des actions de la FIPA (Fondation pour l’innovation dans les apprentissages). Dans le Journal de la formation de Demain TV, Yann Bouvier, chargé de mission au sein de la fondation, présente les initiatives développées avec les entreprises pour aider les jeunes à choisir leur orientation, découvrir les métiers qui recrutent et faciliter leur insertion professionnelle. À l’occasion des dix ans de la FIPA, il revient sur les projets qui façonnent l’avenir de l’alternance.
La FIPA mise sur l’innovation dans l’apprentissage
Créée pour expérimenter de nouvelles approches pédagogiques et professionnelles, la FIPA rassemble aujourd’hui 32 entreprises partenaires. De grands groupes comme Air France, Thales, Orange, SNCF, Enedis ou Hermès collaborent avec la fondation, aux côtés d’entreprises de taille plus modeste.
L’objectif est de mobiliser ces acteurs autour de projets concrets, déployés sur les territoires. Parmi les priorités figure l’orientation vers les métiers qui recrutent en alternance, afin de rapprocher les aspirations des jeunes des besoins des entreprises.
Des stages en seconde pour découvrir dix entreprises
Comment aider les lycéens à construire leur projet professionnel ? Avec le dispositif « Dix stages en une seconde », la FIPA propose une approche originale : au lieu de passer dix jours dans une seule entreprise, les élèves découvrent dix entreprises différentes pendant leur stage de seconde.
Cette formule leur permet de multiplier les rencontres, d’explorer plusieurs secteurs et de mieux identifier les métiers porteurs. Elle offre également aux entreprises l’occasion de présenter leurs activités et leurs besoins en recrutement.
Expérimenté en Île-de-France puis en Auvergne-Rhône-Alpes, le dispositif doit poursuivre son développement dans une nouvelle région.
Ingénieuse : accompagner les jeunes femmes vers les métiers techniques
Autre initiative emblématique, le programme Ingénieuse encourage les jeunes femmes à s’orienter vers les métiers techniques. Il leur permet de préparer un BTS technique en alternance, avec la possibilité de poursuivre ensuite des études d’ingénieur.
Le dispositif compte désormais trois classes en activité, en Île-de-France et en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Selon Yann Bouvier, plus de 60 % des participantes intègrent une école d’ingénieurs à l’issue du parcours.
Ce programme illustre la volonté de la FIPA de diversifier les profils dans les filières techniques et de favoriser l’accès des femmes à des carrières scientifiques et industrielles.
Handicap, reprise d’entreprise : les prochains défis de la FIPA
Pour les prochaines années, la fondation entend consolider ses dispositifs et renforcer son implantation territoriale. De nouveaux projets doivent notamment favoriser l’accès à l’alternance des personnes en situation de handicap.
La FIPA souhaite également encourager les alternants à envisager la reprise d’entreprise. Alors que de nombreuses entreprises devraient être à reprendre dans les prochaines années, cette voie pourrait offrir des perspectives professionnelles à des jeunes qui connaissent déjà le fonctionnement d’une organisation.
Enfin, la fondation réfléchit à des parcours permettant aux titulaires d’un bac+2 d’accéder directement à l’emploi grâce à une formation technique adaptée aux besoins des entreprises.
Pour Yann Bouvier, l’enjeu est clair : mieux informer les jeunes, leurs parents et les professionnels de l’orientation sur les possibilités offertes par l’alternance. Une manière de faire de l’apprentissage un véritable levier d’insertion professionnelle.










