L’attractivité de l’emploi public suscite aujourd’hui de nombreuses interrogations. Les collectivités locales rencontrent des difficultés de recrutement durables. Ces tensions concernent une grande variété de métiers. Dans ce contexte, certaines initiatives récentes invitent à examiner l’évolution des pratiques, sans conclure à une amélioration globale.
Dans Le Journal de l’Emploi, Yves Kergall, co-fondateur de Mon Avis Citoyen, analyse ces enjeux à l’occasion des Attractives 2025, premier Grand Prix national consacré à l’attractivité de l’emploi public.
Attractivité de l’emploi public : ce que montrent Les Attractives 2025
Les constats initiaux restent clairs. En 2022, près de 15 % des postes ouverts aux concours de la fonction publique d’État sont restés vacants. En parallèle, 64 % des collectivités déclaraient en 2023 au moins un métier en tension. Ces chiffres traduisent des difficultés structurelles persistantes.
Par ailleurs, une étude menée par Mon Avis Citoyen entre mai et juin 2025 auprès de plus de 15 000 Français montre qu’une large majorité d’entre eux se disent prêts à envisager un emploi dans leur collectivité. Ce résultat repose sur des déclarations d’intention. Il ne présume donc pas d’un passage à l’acte.
Selon Yves Kergall, ce décalage interroge les pratiques de recrutement. Les collectivités territoriales valorisent encore peu leurs offres d’emploi. Pourtant, les motivations existent. Les répondants évoquent la proximité géographique, le service de l’intérêt général et la recherche de sens. En revanche, les perceptions négatives sur les salaires et les évolutions de carrière persistent. Ces réalités varient selon les métiers et les territoires.
C’est dans ce cadre que Les Attractives 2025 ont vu le jour. Le jury a distingué 40 collectivités pour leurs démarches. Celles-ci portent sur l’organisation du travail, la qualité de vie au travail, l’attractivité territoriale ou la communication employeur. Certaines expérimentent de nouveaux rythmes de travail. D’autres développent leur marque employeur, comme à Marseille avec la campagne « Mon métier, c’est Marseille ».
Ces démarches restent limitées à une partie des collectivités. Toutefois, elles traduisent une évolution des méthodes. Les Attractives cherchent ainsi à rendre ces initiatives visibles afin d’en favoriser la diffusion.










