La Validation des acquis de l’expérience (VAE) permet d’obtenir tout ou partie d’un diplôme grâce à son expérience. Mais comment choisir la bonne certification, financer sa démarche et se faire accompagner ? À l’occasion du salon Générations Reconversion × Nouvelle Vie Pro, Christophe Robin, président de l’UFCVAE, fait le point sur les évolutions du dispositif et les précautions à prendre pour préparer son dossier.
Le financement de la VAE évolue
La réforme de 2023 a introduit une nouvelle organisation de la VAE, avec notamment la plateforme France VAE. Selon Christophe Robin, le déploiement du dispositif a toutefois laissé certaines certifications en dehors de la plateforme. Pendant cette période, les possibilités de financement se sont aussi réduites pour une partie des candidats.
Une évolution importante concerne le financement par les associations Transitions Pro. Après une période de suspension, leur capacité à financer la VAE a été rétablie par un texte publié en octobre 2025, puis précisée par un décret paru le 29 juillet 2026, selon l’intervenant.
Le coût d’une VAE dépend notamment de la certification visée et de l’accompagnement choisi. Le passage devant un jury peut également entraîner des frais. Avant d’engager des dépenses, Christophe Robin conseille donc de se renseigner auprès d’un professionnel pour identifier les financements possibles et vérifier que la VAE correspond bien à son projet.
Un label pour mieux choisir son accompagnement
L’UFCVAE travaille également à la création du label Certif’Pro VAE, dont le lancement est annoncé pour 2027 dans l’émission. L’objectif est de mieux structurer l’accompagnement, dans un secteur où les pratiques et les prestations peuvent varier.
Le choix de la certification reste une étape essentielle. La VAE est particulièrement pertinente lorsque le candidat souhaite valoriser des compétences acquises dans son parcours. Par exemple, un technicien peut faire reconnaître son expérience pour évoluer vers un poste de formateur. En revanche, elle sera moins adaptée à une reconversion vers un métier sans lien avec son expérience passée.
Enfin, Christophe Robin appelle à la prudence dans l’utilisation de l’intelligence artificielle. Elle peut aider à rédiger un dossier, mais risque aussi d’exagérer certaines compétences ou de proposer un diplôme inadapté. Le candidat doit pouvoir justifier chaque élément présenté devant le jury.
Son conseil est donc de commencer par un échange avec un conseiller, avant de choisir une certification et d’engager des frais.










